À propos de Démosphère

Historique

Démosphère (du grec ancien dêmos signifiant le peuple) est un agenda militant, né à Paris en mars 2007, indépendant de toute organisation et parti. Sur leurs temps libres et sans financement public, des bénévoles aident ainsi les citoyen-nes à se rencontrer, agir et à se réaproprier la politique. En proposant un large éventail de thèmes et de sensibilités politiques, Démosphère peut aider à décloisonner les mouvements de contestation.

L'itiniative s'est ensuite propagée dans plusieurs régions: Alter49, Ariège, Brussels, Carcassonne, Gard, Gironde, Lille, Hérault, Paris, Rennes, Rouen, Tarn, Toulouse, Liège, Alpes de Haute-Provence, Poitiers, Hautes Alpes, Picardie, Pays-Basque, Lot, Sarthe, Dunkerque, Comminges, Limoges, Béarn, Puy de Dôme, Loire Atlantique..

Parmi celles-ci, on retrouve Bruxelles ( http://bxl.demosphere.eu ) dès 2010. Assez vite, les évènements enregistrés dépassent les frontières de la capitale et l'agenda devient belgo-bruxellois. Cependant, les liégeois-es sont peu nombreux à contribuer et à consulter le site web. Ainsi, en 2013, un nouveau collectif identifie le besoin de créer un agenda alternatif à Liège.

Le web est à nous, reprenons-le!

Deux constats ont conduit à la création de Démosphère Liège : il manquait un outil efficace pour promouvoir les événements alternatifs et la plupart des organisateurs utilisent les réseaux dits « sociaux » pour combler ce manque.

La plupart des mouvements possède leur propre site web pour diffuser leur information. À la base, le web, c'est cela : un espace d'expression libre ne contraignant ni le fond, ni la forme. Le web n'ayant pas de gouvernement, la liberté est totale... ou presque. Car les États ont bien vite trouvé utile d'archiver tout ce que vous pouvez y faire. Mais une menace bien plus inquiétante plane sur ce formidable outil : une poignée d'entreprises en a pris le contrôle et a su se rendre indispensable pour exister sur la toile. Un organisateur d'événement, même alternatif, devait hier compter sur les moteurs de recherche, aujourd'hui sur les réseaux "sociaux". Ces outils sont complètement dominés par une poignée de multinationales cotées en bourse dont le modèle économique repose sur la publicité. Pour promouvoir des idées progressistes, il faudrait donc, beau paradoxe, renforcer la manipulation des cerveaux pour pousser à la consommation par la collecte de données privées. Face à ce problème, les utilisateurs-trices averti-es répondent généralement qu'il revient à chacun de donner les informations qu'il souhaite. Ce n'est malheureusement pas aussi simple. Car la réelle finalité de ces entreprises est de prendre le contrôle total d'internet en s'accaparant tous les services que ce réseau encore libre propose. Et lorsque nous serons tous dépendants de leurs services, ils nous imposeront de nouvelles contraintes dans le seul but de générer toujours plus de profit.

Une multitude de projets sont nés dans l'idée de contrer ces monopoles, avec des objectifs différents et plus ou moins de succès selon les cas. Mais, même avec une éthique différente et un respect annoncé de la vie privée, la plupart de ces initiatives reprennent le principal travers des réseaux "sociaux": la centralisation des données. C'est à vrai dire, la raison d'être d'un réseau "social", faciliter la communication en rassemblant toutes les informations au même endroit. Ces outils n'offrent pourtant rien de plus que ce dont nous disposons déjà : messagerie, diffusion de contenu, liens sociaux, partage d'information, agenda, etc nous sont proposés par une multitude de services indépendants tels les mails, blogs, chats, annuaires de liens, galeries photo et sites web autonomes.

Pourquoi ces derniers ne sont-ils plus autant utilisés ? Auraient-ils réussi à nous dégoûter du mail par un excès de spams ? La diversité des différents sites, pourtant d'une grande richesse, nous aurait-elle lassé ? N'y aurait-il pas une autre solution pour conserver notre liberté de création et de diffusion sur le web ? Avons-nous réellement besoin de tout partager avec tout le monde ?

Avec Démosphère, nous pensons apporter une partie de la solution. La structure décentralisée de ce réseau d'agendas locaux offre l'assurance d'une auto-gestion citoyenne dont aucune entreprise, ni mouvement ne prendra le contrôle. À ce web qu'ils l'appellent « marché », nous préférons les notions de liberté, d'expression, d'échange et de terreau pour utopies collectives.

L'idée de créer un agenda recensant le foisonnement d'activités militantes et culturelles à Liège n'est pas neuve et un certain nombre de citoyen-nes s'arment à collecter, puis diffuser ces informations. Au fil des années sont nés entre autres, une émission dédiée sur la radio alternative 48FM (à écouter tous les mercredi, de 18h à 20h sur 105.0 FM ou sur http://www.48fm.com ) et l'agenda de la CLLIC (Centrale Liégeoise Libre d'Informations Culturelles ; http://offoff.unblog.fr ). La volonté et la motivation existe, il ne manquait qu'un outil pour diffuser efficacement ces informations. Démosphère Liège est né.

Élargissons le réseau

Namurois-es, carolorégien-nes, luxembourgeois-es, ne restez pas en reste. Créez votre Démosphère local et constituons un grand réseau belge et européen.

Côté technique

Démosphère est un logiciel libre développé par Démosphère Paris/Idf. Le site est hébergé sur un serveur dédié fonctionnant avec GNU/Linux Debian.

Plus d'informations sur le logiciel, les sites et communautés qui l'utilisent: http://demosphere.eu