dimanche 21 mai 2017 à 16h

concert duo d’ames + «un concert curieux» par le duo lucanes

Duo d'âmes

Tantôt deux violons, tantôt violon-alto, ce duo composé de jeunes musiciennes belges est né en mai 2013 suite à une rencontre dans l'orchestre de chambre « Dextuor », dirigé par Thomas Van Haeperen.

Liées par une passion commune pour la musique de chambre, Avine Coulonval (diplômée du CRLg dans la classe de Philippe Koch, lauréate concours Dexia classics) et Madeleine Jacques (diplômée de l'Imep dans la classe de Marc Danel) se sont lancées sur un coup de tête dans ce projet de duo qui rythme maintenant leur vie.

Elles se produisent en concert dans un répertoire traversant tous les styles de la musique classique. Elles seront tantôt décoiffantes avec Ysaye ou Prokofiev, tantôt apaisantes dans Leclair ou Fuchs. Leurs dernières représentations comprennent des performances à Paris et dans différents centres culturels et salles de concerts de Belgique (Bruxelles, Liège, Verviers, Mons, Beauraing…).

Leur nom, « Duo d'âmes », a pour sens premier, un mélange entre âmes humaines et âmes instrumentales. C'est donc l'âme des artistes tout autant que celles des instruments qui permet à ce duo de vous proposer des interprétations riches en sonorités et en couleurs.

Au programme : Haydn, Berio et Martinu

Avine Coulonval : violon

Madeleine Jacques : violon et alto

«Un Concert Curieux » par le Duo Lucanes

Par « Un concert curieux » le duo Lucanes (Anne Bernard à la viole de gambe et Christophe Morisset au serpent) vous propose une forme hybride entre un concert intime, un cabinet de curiosités, un tableau vivant. « Un concert curieux » évoque l'univers singulier d'un duo musicien collectionneur, partageant en musique, leur humble et intime collection de choses. Des choses, à écouter, à voir, des choses qui les passionnent, les questionnent, les amusent. Des souvenirs aussi, des évocations d'insectes réels ou imaginaires. Sur la scène, des objets qu'ils auraient pu construire ou glâner, qui résonnent avec leur univers sonore. Les prises de parole des musiciens guident les auditeurs dans leur promenade, leur livrant les titres des pièces mais aussi des souvenirs, des courts poèmes. Ils sont des clefs pour l'auditeur, des invitations à imaginer, à évoquer et préparer l'écoute.
Musicalement Lucanes est un duo étonnant formé par un serpent et une basse de viole. Deux instruments anciens que l'on trouve plus fréquemment dans du répertoire baroque entouré d'une multitude d'autres instruments. Tirés, ici, de leur contexte historique commun, ils s'épanouissent en dialoguant dans un répertoire écrit sur mesure exploitant au mieux leur palette sonore riche et inédite. Les pièces musicales écrites pour le duo constituent presque essentiellement le répertoire de ce concert curieux, reprenant la tradition des pièces de caractère du XVIIIè, elles évoquent un monde animal doté d'affects humains. Et si l'humour, toujours tendre, côtoie l'évocation poétique, l'effervescence n'exclue pas la douce mélancolie, la fragilité. Au fil des pièces, l'écriture aux multiples influences propose des couleurs changeantes comme autant de chapitres contrastés d'un récit sonore. Quelques pièces de François Couperin initialement écrites pour le clavecin choisies pour leur thématique s'inscrivent tout naturellement dans cette suite musicale où l'écriture se mêle à l'improvisation. Point de style préétabli, et si le contrepoint est présent il a cependant la liberté du jazz, la couleur contemporaine.

« Un concert curieux » invite les auditeurs à entrer dans leur univers sonore via une mise en situation de la narration sonore à l'aide d'une scénographie évocatrice, propice à une écoute privilégiée dans un rapport de proximité. L'espace intime accueille le travail singulier de la plasticienne invitée Isabelle Gruand qui réalise également les costumes.
Cette installation scénographique dans laquelle les musiciens prennent place, évoque un cabinet de curiosité fantaisiste où de subtils jeux de lumières et d'ombres animent les objets aussi incongrus qu'intrigants qui peuplent les petites tables du cabinet. Loin de proposer de multiples images spectaculaires, il s'agit ici de rassurer et d'occuper l'œil des auditeurs par de délicats basculements lumineux pour mieux libérer leur imaginaire. La mise en ombre de certains objets ménage quelques surprises visuelles et font de la petitesse des objets exposés une force évocatrice quand ils sont projetés en une plus grande dimension. L'intervention de la plasticienne Isabelle Gruand se focalise non seulement sur les objets peuplant le cabinet de curiosité mais aussi directement sur les costumes. Sa démarche, dans une continuité traditionnelle artisanale de travaux d'aiguilles (broderie, crochet), s'ouvre sur un imaginaire constitué d'archétypes décoratifs et de créations hybrides. Sa production oscille entre l'accessoire vestimentaire, le bijou et l'objet artistique.

Anne Bernard : viole de gambe

Christophe Morisset : serpent, conception.

Isabelle Gruand : objets et costumes.

Musiques originales de Christophe Morisset ainsi que quelques transcriptions de François Couperin.

Une production de la Compagnie du cuivre avec le soutient de la Montagne magique ( théatre jeune public de la ville de Bruxelles) et de la Roseraie (centre de création ).

Concert : 16h00
Paf : 8€/5€ (étudiants)

Source : message reçu le 3 mai 15h

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